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 La Fin d'un Loup, la Fin d'un Monde...

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Deus Irae
Loup a langue pendue
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Nombre de messages : 104
Matricule : "Et tu sauras que mon nom est l'Eternel..."
Devise de loup : Créature de Dieu
Date d'inscription : 31/07/2004

MessageSujet: La Fin d'un Loup, la Fin d'un Monde...   Mer 8 Sep - 22:11

Avec du retard, l'ami Deus Irae rend sa chronique de fin du monde. En effet, alors que la fin du monde approchait, notre ami Belgarath, alors vénéré Archange et grand chef, nous a demandé de poser des stelles en des lieux stratégiques, pour sauver le monde. Malheureusement, le pauvre loup ne put contenir les forces destructrices, et nous nous sommes retrouvé ici (d'ailleurs, depuis, il est tout fatigué. On ne le reconnait plus, il n'ets plus que l'ombre de lui-même. Triste quand même... Enfin, bref.) Voici Donc : "Deus Irae et la Chocolaterie", une Chronique des Temps anciens !

*** ***

Deus Irae était accouru ventre à terre lorsque Belgarath les avait convoqué dans son bureau. Papy était de retour, enfin ! Deus qui n’était pas vraiment un vieux de la DL était content de pouvoir enfin voir LE Big Boss de la Dark Legion.

Il s’assit donc, et écouta ce qu’il avait à dire. Et il manqua s’étouffer en entendant les terribles révélations ! Alors c’était la fin du monde ! Alors tout allait s’effondrer incessamment sous peu ! Mais même s’il ne voulait y croire, il savait que c’était vrai. Il sentait déjà la maladie s’agiter dans ses tréfonds, et lui tordre les boyaux. Il inspira donc un grand coup et écouta la suite du discours. Et l’Archange du Devoir parla des missions de chacun. Poser des stèles à certains endroits sur Terre, certains endroits saints ou ayant réellement comptés pour la Dark Legion.

Papy donna sa mission à chaque loup, un par un. Et fatalement, il arriva à un moment donné sur le nom de Deus Irae.

« Toi, Deus Irae »dit-il, « ta mission sera simple, et pourra sembler stupide. Il n’en est rien, elle est aussi primordiale que les autres. Ta tâche sera d’aller à la Grande Chocolaterie, notre fournisseuse depuis maintenant des années, et d’y apposer ta stèle. Mais gare ! Cet endroit est plus qu’il n’y paraît. Il est bâti sur un antique puit d’énergie cosmique, et me permettre de le purifier sera un grand pas. Et puis, chose qui n’est pas la moindre, c’est une fabrique de chocolats, et depuis le temps qu’elle nous livre, on peut bien faire ça. Va mon enfant. Prend garde à ne pas sombrer dans le péché de gourmandise. Ce serait… désastreux. »

L’ange inclina les oreilles en signe d’acceptation, se retourna et partit au triple trot vers son but : le Chocolaterie Céleste, 28 avenue de P2, sur Terre.

Une fois sur place, il reprit forme humanoïde, et observa les lieux. Et eût vite faire de comprendre qu’entrer dans la chocolaterie, ça n’allait pas être une part de tarte. Une nouvelle unité démoniaque d’élite avait pris possession du lieu : le Crimson Squadron…


Deus Irae se gratta nerveusement la joue gauche. Il se laissait pousser la barbe, et cela le démangeait au plus haut point. Mais il lui fallait changer d’apparence et c’était la chose la plus simple qui lui était venue à l’esprit. Il était un peu trop connu des services démoniaques depuis qu’il avait été Lieutenant en P6, et il essayait maintenant de se faire oublier. Enfermé dans un appartement non loin de la Chocolaterie, il observait. Il avait réussi à se faire amener du matos du Bunker GpS et pouvait ainsi noter avec précision ce qu’il allait devoir affronter.
Il réussit ainsi à dénombrer 10 démons à l’intérieur, plutôt costauds et n’ayant pas l’air d’être dans la chocolaterie pour se remplir la panse grassement et prendre du bon temps avec quelques succubes avant la fin du monde. Et puis même la dégaine de ces démons était bizarre. Il en avait observé pas mal, au fil du temps. Il savait que la plupart étaient gros, patauds et stupides. Une autre frange de la population démoniaque était une bande de guerriers assoiffés de sang mais ayant assez d’intelligence pour avoir un comportement qui pourrait poser problème à des anges. Mais là, il était impressionné. Ils étaient ordonné à la perfection, et semblaient agir comme un seul être. Même le Red Squadron ne faisait rien de tel. Vraiment, il y avait de quoi s’interroger.

L’observation dura une bonne semaine. Deus Irae quitta peu son poste d’observation, étant à l’affût du moindre détail qui pourrait l’aider lors de son infiltration. Il mangeait peu, buvait peu, se lavait peu, communiquait peu. Il était absolument seul pour cette affaire, et il arrivait à se débrouiller comme cela, même si le travail de groupe, le travail de meute lui manquait. Mais il était avant tout ange du Devoir, et son Devoir il accomplirai. Il observa pendant 6 jours. Il se reposa le septième. Et le huitième, il se décida à agir. Il se vêtit d’une combinaison noire, et de tout un attirail de gadgets miniatures mais utiles. Il allait se métamorphoser en loup pour la première partie de la phase d’infiltration, quand il découvrit, sur la table de chevet, 2 tablettes de Chocolat, qui n’y étaient pas une minute auparavant. De la cuvée archangélique en plus. Deus Irae lança un grand sourire au plafond indifférent, et mangea la première tablette, ce qui le immédiatement dans une forme archangélique. Il mit la seconde dans son sac. Puis il sortit de son appartement, se changea en loup, et se faufila en tapinois en direction de la Chocolaterie, pour la première phase d’infiltration.


Passage derrière un grillage, saut, repasse dans un coin de ténèbres. Regard à droite, à gauche, en haut. Truffe en l’air. Parfait, rien du tout ! Mis à part une petite senteur de chocolat qui mettrait en appétit un fantôme… Deus Irae se lécha les babines, et avança à pas de loup (forcément !) dans l’enceinte de la Chocolaterie.

« Étrange, tout de même » pensait-il « que cette chocolaterie soit mieux gardée qu’un bunker. Barbelés, grillage électrifié, c’est vrai que leur chocolat est le meilleur que je connaisse, mais quand même… »

Il continua sa progression dans les pires conditions possibles. Il lui fallut passer au travers des rondes ennemies, traverser des champs de mines meurtrières, éviter des faisceaux lumineux qui l’aurait démasqué instantanément. Il dut marcher dans de profondes flaques de boue, ramper sur le bords de petites murettes au risque à tout instant de tomber et de se rompre le coup. Mais il tenait bon. Jusqu’à une fenêtre du bâtiment. Là, il allait lui falloir improviser.

Il était en pleine réflexion quand une petite pierre lui frappa le haut du crâne. Il se retourna, scruta les alentours. Rien. Il repartit en redoublant de vigilance vers l’avant. Nouvelle pierre. Il pourra un petit grognement, et inspecta à nouveau les environs. Et il le vit enfin. Un petit chérubin, tombé non loin de là, avec un message pour lui. De Papy qui plus est.

« Deus Irae, mon fils. Je suis heureux de voir que tu ne manques pas de ressources. Je t’observe depuis un moment, et cela m’emplit le cœur de joie de voir combien tu prends le fait d’accomplir ton Devoir te tiens à cœur. Cependant, je te conjure de ne pas te tromper de bâtiment. Tu es en train de donner l’assaut au complexe agro-alimento-chocolatiaire de P2. Ca sent le chocolat ici aussi, mais… on ne s’y sert pas parce que c’est de l’industriel, et puis il n’y a rien d’intéressant ici. Alors, euh, franchement… Ok pour l’échauffement mais, que ça ne te prenne pas trop de temps. »

Deus Irae relut une seconde fois la lettre. Puis une troisième fois. Il froissa le papier en boule, et le fourra nerveusement dans sa poche. Bon, maintenant, il fallait sortir d’ici. Il reprit forme angélique, étendit ses ailes et sortit en vitesse à la manière d’un gros pigeon.


Retour dans la planque, avec un Deus Irae furieux contre lui-même. Toute perte de temps pouvait avoir une incidence désastreuse sur son opération. En sortant du Paradis, un ange l’avait frappé, alors qu’il était pris dans les embouteillages. Et la grande épidémie qui sévissait l’avait atteint, il en était désormais convaincu. Il lui fallait donc se hâter. Heureusement que Belgarath avait pensé à lui donner un médicament pour stopper momentanément l’avancée de la maladie. Mais il savait que sa réserve de chocolat « Cuvée Archange » ne durerait pas éternellement.

Il n’avait déjà que trop tardé. Il n’y avait plus de temps pour la subtilité. Il lui fallait s’armurer. Et partir à l’assaut. Il se fit couler un grand bain, et plongea délicatement dedans. « L’amour pour arme, l’humour pour bouclier. » Et maintenant qu’il était mouillé, lui, Deus Irae, était désormais le Jeune Loup d’Acier… trempé ! Maintenant, il espérait de tout cœur que ça marchait aussi avec les vannes vaseuses. Cependant, il savait d’expérience que l’amour pour arme n’était pas d’une efficacité énorme pour se battre. Ca, c’était juste la motivation. Il allait lui falloir du plus lourd. Une idée germa rapidement dans son petit esprit tordu.

Il alla au supermarché du coin, et acheta un pistolet à eau haut de gamme, avec réservoir dorsal de 30 litres. Puis il alla immédiatement chez lui pour remplir le réservoir. Enfin, il mit genoux à terre, et pria l’Archange Belgarath de se manifester. Bien que la requête lui semblât farfelue, le puissant Archange du Devoir accéda à celle de Deus Irae : il donna sa bénédiction à la réserve d’eau.

Le Jeune Loup d’Acier (trempé) se releva, un sourire au coin de lèvres. Il aurait bien fait en sorte de faire sauter le toi de la Chocolaterie, et demandé à Belgarath de bénir la pluie, mais ça aurait demandé trop de temps. De toute façon, un assaut au pistolet à eau chargé à l’eau bénite, ça allait laisser un précédent dans l’histoire angélique. Il s’octroya un nouveau carré de chocolat avant de s’équiper, afin d’arrêter de se bidonner sottement en songeant à son pauvre plan…


L’air était lourd. Il faisait nuit, et l’orage grondait, au loin. Le ciel se zébrait d’éclairs, et même les démons sentaient que ce n’était pas quelque chose de normal. Mais ils étaient rigoureusement conditionnés, et parés à toute éventualité. Ou presque.

Les néons jetaient une chiche lumière dans l’arrière salle de la Chocolaterie, vaste pièce où s’affairaient d’habiles chocolatiers, sous la sévère surveillance de démons se léchant pas avance les babines. Ils furent surpris lorsque la porte explosa vers l’intérieur. Ils hésitèrent lorsqu’ils virent un solide individu avec un pistolet à eau sur le dos (ou un lance-flamme, la différence ne leur semblait pas importante.) Leur hésitation se mua en légère panique lorsqu’un premier jet défigura un démon déjà bien peu gâté par la nature. Ses compagnons répliquèrent instantanément par une volée de plomb lâchée par leurs fusils d’assaut. Volée qui ricocha avec de petits tintements presque musicaux.
« Ré bémol » marmonna l’ange « enfin, ou quelque chose approchant… Ah, Fiat, tu n’es jamais là quand il faut ! C’est pourtant toi le musicien de nous trois… » Il se racla la gorge et sembla enfin remarquer les démons interloqués. « Ah, oui, les rougeauds, c’est vrai, je vous oubliais. Donc… Où ai-je mis ça ? Rahhh, je vous assure, moi et mon organisation… » IL fouillait nerveusement dans ses poches, alors que les démons se regardaient en se posant des questions ? Qui était donc ce rigolo ? Deus Irae dénicha enfin un bout de papier froissé avec un petit cri de joie, et se mit en devoir de le lire.
« Démons, fientes de ce monde, moi, Deus Irae, Ange et Loup de la Dark Legion, je viens vous exterminer car vous occupez ma chocolaterie préférée et que c’est pas bien. Vous périrez sous ma lance (à eau) et je purifierai ce lieu, pour Papy ! Euh, pour Mes Frères les Anges, pour mon Archange Belgarath, et pour Dieu Tout-Puissant, notre Seigneur !
Et tu sauras que mon Nom est l’Eternel… » Et alors qu’il récitait ce célèbre passage, il ouvrit le feu – enfin, l’eau – sur les démons, qui ayant enfin compris quelque chose, ouvrirent le feu à leur tour. Le combat fut bref et violent. Au bout de quelques tirs bien ajustés, les démons étaient au sol, se tordant de douleur avant de s’évaporer, mourrant de leurs blessures.

Deus Irae examina les cadavres avant leur disparition. Ces démons avaient semblé bien stupide à l’ange, et il eût vite fait de constater qu’ils n’appartenaient nullement au Crimson Squadron. Les unités d’élites devaient prendre du bon temps au sous-sol, en attente d’une improbable attaque. Après une semaine de tranquillité, et surtout après la confirmation par leurs espions qu’aucune opération contre eux n’était en cours, ils s’étaient installé confortablement, suçotant du chocolat qui leur arrivait directement en bouche et envoyés par une sorte de collecteur installé par leur soin et alimenté par les chocolatiers. Lesquels venaient de fuir après l’intervention musclée de l’ange. La réserve s’épuisait vite et tout l’escadron n’allait pas tarder à être sur le pied de guerre.

Deus Irae savait qu’il n’avait pas beaucoup de chance face à eux. Le Jeune Loup d’Acier (trempé) était un ange de valeur au combat, mais face à un escadron organisé, il se ferait immanquablement pulvériser, et sa mission échouerait. Il fallait qu’il trouve une solution. Et vite. Il sortit sa tablette de chocolat archangélique pour réfléchir. Il l’avançait vers sa bouche quand ses yeux tombèrent sur le collecteur démoniaque. Il regarda son chocolat et le collecteur, tour à tour, avec un sourire de plus en plus pervers sur le visage. Oui, c’était la solution. LA solution.

Il déversa son chocolat dans le collecteur. Une fois fondu,k il y en avait une quantité impressionnante. Puis, après quelques secondes, il arrosa le collecteur avec un bon litre d’eau bénite.

Il attendit.

Et enfin, ça se produisit. Des cris de douleur et de dégoût montaient du fond de la chocolaterie. Un grand nuage noir se forma alors que l’esprit de l’Escadron démoniaque s’échappait du lieu.

Deus Irae descendit en courant dans la cave et déposer la stelle. Il sentait la maladie prendre de plus en plus de pouvoir. Il n’allait plus pouvoir se contrôler longtemps. Il finit d’accomplir sa mission, adressa une ultime prière à son Archange, une dernière pensée à la meute. Puis il prit une tablette qui restait, et remonta en la grignotant. Il la finit juste en passant la porte. Et c’est un loup, un loup sauvage, qui partit en courant déchiqueter des démons, au Paradis, de façon acharnée et sans réflexion. Il n’était plus qu’un ange parmi tant d’autres.
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